Point trop n'en faut

dictionnaire égotique de littérature et textes... par Gaëlle. //

25 mai 2010

livre, subst. masc.

Le livre est-il une invention aussi primordiale que la roue ? C'est en tout cas l'avis de Umberto Eco qui paraît dans  cet article de Télérama.
Le livre survivra-t'ilsurvivra-t-il à Internet ? Question que seul un journaliste peut poser, on a quand même envie de lui répondre, évidemment gros couillon ! Le problème sera peut-être quel type de livres survivra (dans le sens où il gardera un intérêt esthétique et non pas pratique) à Internet.
La lecture pose problème depuis longtemps dans le milieu éducatif, aujourd'hui plus qu'hier ? Ça je ne sais pas mais aujourd'hui plus qu'il y a quarante ans, c'est possible. Le problème est qu'aujourd'hui, la jeunesse lit beaucoup. Beaucoup mais peut être pas dans le même intérêt que ses prédécesseurs. Aujourd'hui, on lit souvent court, concis, rapide, efficace. Pas le temps de s'attarder sur un mot, une phrase, sauf peut-être pour pointer un adjectif épithète ou un subjonctif et enchaîner avec une étude morphologique. Pas le temps non plus de s'attarder sur la sortie de tel ou tel ouvrage, il en reste 699 à lire ( 700 romans à la dernière rentrée littéraire), il faut lancer la chronique de Daniel Morin ou encore lancer le jingle de la météo.
Et alors ?
Est-ce GRAVE ? Je ne sais pas. Vous me direz que je ne sais pas grand chose. Doit-on se dire qu'il y a trop de lecture ? On ne peut plus dire "la chair est triste, hélas! et j'ai lu tous les livres", en même temps, ce n'est pas uniquement ce que dit Mallarmé.
Quant à la disparition du livre au profit du livre électronique qui inquiète et secoue l'édition ou la "sphère" littéraire, c'est un débat à mon avis un peu à côté de la plaque, puisque le livre en papier, qui vieillit, qui se pose, qui n'a pas besoin de s'éteindre quand on s'endort dessus, risque de durer encore un peu, dans les mains de ceux qui ont envie de le lire. Les autres en feront des cales pour leur bibliothèque de DVD et de CD qu'ils n'utilisent plus...

Laissons le mot de la fin ( un bon stéréotype de plus) à John Ruskin dans Sesames and Lilies (que je n'ai pas lu) :
"Il a deux types de livres : les livres du moment et les livres de toujours"


Commentaires

Poster un commentaire